vendredi 3 juillet 2009

Tous les jours sans faillir

Je voudrais écrire des mots qui te seraient destinés,
des phrases que si longtemps tu as aimées.

Je voudrais entendre à nouveau sonner
et voir les lettres de ton prénom danser.

Je voudrais qu'il y ait la fièvre dans les lignes échangées,
qu'il y ait la moiteur de nos lèvres dans le son de nos voix partagées.

Je voudrais que le soleil de juillet remplace la pluie de décembre et sèche mon cœur noyé.

Je voudrais repartir en arrière pour savoir mieux tout endurer,
que tu sois là, encore, tout près, à mes côtés.

Je voudrais faire volte-face et reprendre ma place,
me satisfaire de n'être dans ta vie, qu'une trace.

Mais je suis là, anesthésiée et muette,
comme murée dans l'indifférence du passé.

Mais je suis là, paralysée et défaite,
les émotions shootées, les souvenirs opiacés.

Mais je suis là et je sens que rien n'est effacé,
que comme une ombre tu guettes chaque pas que je fais.

Mais je suis là, la vie en sommeil, à tricher pour oublier
que je murmure à d'autres ce que j'aurai voulu te crier.

Alors, en ces temps d'anniversaires, souviens toi l'année dernière,
quand tu avais mon cœur sous tes doigts,
quand je tenais le tien dans ma voix.

On y a cru, toi et moi.

Tous les jours sans faillir,
toutes les heures sans mentir,
chaque minute à en rire,
chaque seconde à en jouir.

mercredi 1 juillet 2009

Amarcord *

Je flottais dans une bulle de douceur brute en écoutant Eels, au moment où Raphaël m'a été présenté. D'abord sourire jusqu'aux oreilles devant les mots et les photos. Tendresse qui se distille pour celui qui les écrit car comme toujours et comme ce titre, ils sont simples mais beaux. Puis une idée me traverse, longtemps après avoir lu et vu. Une pensée que jamais jusque là je n'ai eue. Je fais le calcul du nombre d'années qui nous sépare, Raphaël en Italie et moi à Paris. J'ai une sensation bizarre, comme atteinte de schizophrénie. Une sorte de malaise fugace, une zone non identifiée de mon esprit qui ne sait où se situer entre naturel et gêne, entre bonheur et nostalgie. Je me rappelle ma grand-mère. Elle avait à peu près mon âge quand je suis née. Mais c'était ma grand-mère. Moi, je suis l'amante et l'amie de son père... Ma grand-mère a-t-elle été l'amante d'un jeune homme des années 60 ? Les connexions entre générations ont-elles changé ou étaient-elles simplement monnaie courante mais davantage dissimulées ? Quoiqu'il en soit, je suis certaine que ma grand-mère n'aurait pas regardé ce mec à l'insouciance torturée et encore moins été touchée par son charme et sa douceur, une douceur d'ange, comme Raphaël, comme ce fils dont il a sans le vouloir, hérité.

* En clin d'œil à Gaspard qui suggérait ce titre pour un autre billet mais les mêmes protagonistes...

dimanche 28 juin 2009

A l'autre bout du monde ?

Cette chanson est un puits sans fond dans lequel je retombe sans y faire attention. Cette chanson est une sorte de testament, une madeleine à retardement. Elle n'existait pas encore quand un soir tu m'as dit "mon trésor, tout ce temps je n'étais pas mort, je vivais à l'autre bout du monde". C'était à des années-lumière de ce dimanche de juin, c'était avant que le brouillard ne t'enveloppe. C'était bien avant qu'on aille jusqu'au bout de ce qui couvait en nous.
Cette chanson existait depuis longtemps quand tu l'as glissée entre nous comme un caillou, à bout de tout, à bout de toi surtout. Aujourd'hui, c'est moi qui avance dans le brouillard, sans savoir si depuis tout ce temps tu n'es pas mort, sans savoir si j'entendrai encore ta voix me dire "mon trésor". Et chaque soir quand je m'endors, je te rejoins et te sers fort. Je pleure alors ces gouttes d'or que tu trouvais si belles quand le soleil brillait encore.

mercredi 24 juin 2009

Fruits de saison

Il voulait qu'on pique-nique aux Buttes Chaumont.
Finalement, on a mangé des fraises à la maison.

Il voulait qu'on partage des framboises et de la vodka sur un pont de Paris.
Finalement, on a partagé des cerises et une bière Place de Clichy.

Les fraises étaient un plat de choix...
Les cerises étaient une erreur d'achat...

mardi 23 juin 2009

Des twitts et des hommes

Lu un paquet d'articles sur Twitter ce soir... Histoire de ne pas avoir passé complètement la journée sans bosser et histoire aussi de comprendre deux, trois trucs.

L'essentiel est là : sur Twitter, les garçons ont tendance à "suivre" plutôt des filles et vice et versa. *

Micro-blogging ou maxi-bloggeurs, même combat !


*Etude
Harvard Business School

dimanche 21 juin 2009

Quiet Time

J'écris pour coucher noir sur blanc des émotions, des sentiments.
Les faits ne sont pas importants. Ils ne sont que le moyen de ressentir plus fort.
Je n'écris plus en ce moment.
Mes émotions, mes sentiments sont aux abonnés absents.
C'est le paradoxe.
Cortex en sommeil, cœur en hiver, émotions néant, sentiments défunts, fantômes loin.
Temps sereins, la vie va mieux, l'écriture moins.
Cortex en sommeil, cœur en hiver, émotions néant, sentiments défunts, fantômes loin, j'aimerai que tout se réveille, que le soleil entre par la fenêtre.
Et écrire des mots nouveaux...
En attendant, j'attends.

lundi 15 juin 2009

Guitare solo

C'est beau comme du Léo.